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RR 0022 G

Les troupes coloniales à Royan en avril 1945

Pour l’opération Vénérable destinée à libérer la Poche de Royan en avril 1945, le général de Gaulle veut que l’attaque soit menée par l’armée française, même s’il est puissamment soutenu par les bombardiers américains de la 8° Air Force. Les troupes courageuses F.F.I. qui encerclent Royan depuis août 1944 sont peu formées au combat moderne contre une troupe aguerrie et disposant d‘ouvrages fortifiés, aussi les Alliés fournissent des renforts importants à Larminat, avec 200 blindés de la 2° D.B. du général Leclerc, qui comprend quelques éléments coloniaux, et de troupes d’infanterie de choc. Ces dernières sont principalement des troupes coloniales d’Afrique du Nord et d’Afrique Noire, très aguerries après les durs combats d’Italie et de Provence, au point que l’amiral allemand Michahelles mentionne avoir été attaqué par : « 30.000 Marocains et troupes noires ». Ces troupes n’ont pas une telle importance, les documents français signalent : « un tiers de musulmans », il s’agit des :
- 4° Régiment de Zouaves
- 6° Bataillon de Tirailleurs Nord- Africains
- Bataillon de Marche n° 2 Sénégalais de l’Oubangui

Le 4° Zouaves participe à l’attaque de rupture, avec le 6° Bataillon de Tirailleurs Nord-Africains, en liaison avec les chars de la 2° D.B. pour occuper les avant-postes le 14 avril. Puis les Zouaves participent à la prise de Belmont le 15 avant d’atteindre la mer au casino à 21 heures, ils rejoignent alors les troupes qui ont aidé à la prise de Saint-Georges-de-Didonne, dont le Bataillon de Marche n°2 de l’Oubangui. Le 16, les Zouaves nettoient les ouvrages fortifiés de Royan, de Vaux et de Jaffe et font la liaison avec nos troupes ayant franchi la Seudre. Le Bataillon de Marche n°2 nettoie, lui, les bois entre Saint-Georges-de-Didonne et Royan. Le 17, la 2° D.B. et les Zouaves obtiennent la reddition de l’amiral à Pontaillac. La victoire est totale le 18, avec la reddition de la Coubre.

Le général de Gaulle rend hommage au 4° Zouaves en accrochant une dixième palme à la Croix de Guerre de son drapeau. Mais cette unité a subi de lourdes pertes, 60 tués et 200 blessés sur un total de 154 tués et 700 blessés parmi nos troupes. Sans minimiser l’importance des autres unités ayant activement participé à l’opération Vénérable, notamment la 2° D.B. dont l’action a été décisive, on peut dire que les troupes coloniales ont eu dans la victoire, comme le dit la citation du 4° Zouaves : « la plus large part ».


RR 0091B

Poche, son utilité : son rôle est de contrôler, avec celle du Verdon, l’entrée de l’estuaire et donc l’accès au port de Bordeaux. Elles sont placées sous le commandement du contre-amiral allemand Hans Michahelles.

Alors que la 1ère Armée, avec la 2e DB et les Alliés font marche vers Berlin, sa principale mission demeure la libération du territoire français.

Six poches de résistance subsistent encore au printemps 1945 sur le littoral, où les Allemands sont retranchés et sont sensés tenir jusqu’au bout, conformément à la directive d’Hitler du 17 août 1944.

En tout, plus de 100 000 hommes tiennent ces poches.

12 Septembre 1944 : début du siège de la Poche de Royan
Au départ, quelque 7 000 maquisards FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) supportent la charge de leur encerclement mais ne sont pas assez armés pour s’en emparer. Ils ne sont d’ailleurs, en général, pas « formés » pour affronter une armée régulière dans un engagement classique.

18 septembre 1944 : le général de Gaulle confirme le colonel Henri Adeline comme commandant des FFI du secteur ; décision officialisée le 5 octobre.

Il décide aussi de " faire en sorte que les combats de la côte atlantique finissent par une victoire française ".

L'attaque doit être menée uniquement par des fantassins français mais de Gaulle promet un renforcement d'artillerie, de chars et d'avions alliés. Enfin, il donne l'ordre de surseoir à tout bombardement aérien non justifié par quelque incartade de l'ennemi. Royan est sans doute choisi car la garnison ennemie est la plus faible de toutes les poches et que le patrimoine de la ville n'est pas aussi important que celui de La Rochelle par exemple.

14 Octobre 1944 : de Gaulle et Juin (généraux) nomment un commandement unifié du Front de l’Atlantique, sous les ordres du général de Larminat. Celui-ci sera félicité plus tard pour avoir réussi à fédérer et « transformer les FFI en unités régulières pour rehausser le prestige de l’armée nouvelle ».

Élaboré en liaison avec Guy Binot          

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