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La commune, telle qu'elle existe aujourd'hui, est née d'un mouvement profond et irrésistible lors de la Révolution française de 1789.

Voici la petite histoire, mouvementée, de la mairie de Royan, de sa naissance quand, petit village de pêcheurs et d'agriculteurs, elle fut élevée à la dignité de chef-lieu de canton par la Révolution, à aujourd'hui, grande station balnéaire du littoral atlantique.

Une municipalité itinérante

Créée en 1790, la municipalité de Royan comprenait un maire, cinq officiers municipaux, un procureur, douze notables et un secrétaire-greffier. Outre les querelles de personnes qui avaient du mal à accepter la Révolution, cette municipalité était confrontée à de nombreux problèmes. Parmi ceux-ci, la propreté et l'assainissement de la ville étaient les plus difficiles.

Dans les premiers temps, après la création de la commune, on ne sait pas exactement où la mairie était installée. Les officiers municipaux délibéraient tantôt chez l'un, tantôt chez l'autre. Valéry Dupon (anagramme de Paul Dyvorne) fait état, dans son livre « Au fil des années à Royan », d'une chambre louée 100 F par an à un Monsieur Guimberteau, notaire de son état.

Entre 1800 et 1808, le maire de l'époque, Daniel Renaud, installa la mairie chez une demoiselle Vialet dont l'adresse demeure, à ce jour, inconnue. A partir de 1815, et jusqu'en 1826, le conseil municipal se réunissait au château de Mons, propriété de Monsieur Labarthe, maire de la commune.

Le projet de construction d'un Hôtel de Ville apparaît dans une délibération de 1828. A cet effet, la commune achète, le 26 août 1829, un jardin aux dames Renaud. Mais l'idée fut ensuite abandonnée. Ainsi, en 1837, la question du logement des services municipaux n'était toujours pas résolue.

 

Le couvent des Récollets siège de la municipalité

recolletsCette année-là, le 5 mai, la Ville acquiert une maison à un Monsieur Guestier qui l'avait lui-même achetée au dénommé Boisseau. Il s'agissait de l'ancien couvent des Récollets qui avait subi de nombreuses transformations au gré de ses propriétaires successifs.

A l'origine, il avait été construit, sous Louis XIII, dans le cadre de la politique de conversion des protestants menée alors par la monarchie. Royan disposait désormais d'une mairie, située au niveau de l'actuelle place de Gaulle, entre le boulevard Briand et la rue Font de Cherves.

 

Le casino de Foncillon accueille l'Hôtel de Ville

foncillonSous le mandat de Frédéric Garnier, qui devint maire en 1871, Royan connut un fantastique développement. Le déplacement de l'Hôtel de Ville s'avéra alors nécessaire. Le 8 décembre 1927, la Ville achète à Monsieur Volterra l'ensemble des bâtiments, constructions, parcs et jardins du casino de Foncillon, situés à l'époque façade de Foncillon. Le tout occupait une surface de plus d'un hectare (1 ha, 67 a et 25 ca).

La mairie se retrouvait ainsi installée dans les locaux du tout premier casino de Royan, qui occupait l'emplacement jusqu'à la place Schuman. Elle était desservie par la rue du Casino, rebaptisée pour la circonstance rue de l'Hôtel de Ville et qui s'appelle aujourd'hui rue Paul Métadier.

L'ensemble fut rasé lors du bombardement de Royan, le 5 janvier 1945. A titre provisoire dans l'attente d'une éventuelle reconstruction, les services municipaux sont alors hébergés à la villa « Les Pins », au numéro 13 de la rue Jean Lacaze. Mais cette situation ne pouvait durer.

 

Les pérégrinations de l'après-guerre

palmiersLors de l'élaboration du Plan d'Urbanisme par le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme (MRU), on avait envisagé d'édifier une nouvelle mairie à l'emplacement de l'actuelle place de Gaulle. Non loin, par conséquent, de son implantation de 1837. Il n'en fut finalement rien, mais un hôtel témoigne par son nom de la réalité et de l'avancement de ce projet. Le conseil municipal de l'époque préféra cependant s'installer à la villa « Les Palmiers ».

La Ville avait en effet acheté quelques années auparavant, le 26 septembre 1939, à Monsieur Sarlin, une propriété située avenue de Pontaillac, mais dans tout autre but. Le notaire la décrivait comme « une grande et belle villa à double façade au centre de la propriété, avec aménagement moderne, ayant sous-sol, rez-de-chaussée, entresol, premier et deuxième étage ».

Lors de son acquisition, la Ville la destinait à devenir un pensionnat de jeunes filles. Plus tard, après avoir acquis des parcelles complémentaires le 12 mars 1941, on envisagea d'en faire un établissement d'enseignement secondaire.

Cette villa comprenait en effet plusieurs dépendances, aujourd'hui disparues, sur la rue du Chay, ainsi qu'un logement de concierge qui existe toujours. Le bombardement n'épargna malheureusement pas la propriété qui subit alors de nombreuses destruction. Les murs étaient cependant restés debout et paraissaient solides.

L'Hôtel de Ville s'installe à Pontaillac

Sa reconstruction, à l'aide de dommages de guerre, date de 1955. A l'avènement du béton roi, la villa ne put échapper à ce matériau qui servit à renforcer les ossatures, à l'intérieur des murs. Elles sont désormais toutes en béton ainsi que les fermes de la charpente.

On remarquera aisément, par ailleurs, qu'un étage a été ajouté. L'enveloppe de ce qui est devenu aujourd'hui la mairie n'a pas changée depuis 1955. Certes, des aménagements intérieurs ont été réalisés au fil des ans, pour suivre l'évolution des services municipaux – certains ont quand même été déménagés dans les bâtiments annexes, voire dans d'autres sites – et intégrer les nouveaux outils de travail.

Les bâtiments annexes

mairieA partir de 1955, de nouveaux bâtiments voient le jour. Ainsi, en 1962, la Ville construit des locaux destinés à héberger les CRS, puis la bibliothèque au 1er étage et, par la suite, le musée au second. Aujourd'hui, ils accueillent l'état civil au rez-de-chaussée, la police municipale occupant le reste de l'édifice. Les CRS seront relogés entre-temps dans une autre structure à côté qui est devenu maintenant le Tribunal d'Instance.

 

 

 

 

 

Christian Bellet et Gérard Moine

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