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La Ville de Royan cherche à diversifier les modes de gestion de ses espaces verts. Tout en restant attachée à la qualité et au soin des lieux d’agrément, la Municipalité souhaite varier les végétaux, planter des arbres ou des arbustes, protéger les sols, limiter les apports en eau et favoriser la biodiversité locale.

Cette dynamique a d’ailleurs permis à la commune de conserver ses 4 fleurs au concours des "Villes et Villages Fleuris", en obtenant même la plus haute distinction, la Fleur d’Or, lors du passage du jury en 2019.

Alors que l’entretien des pelouses et des massifs du centre-ville nécessite des passages très fréquents, les prairies et autres espaces naturels sont fauchés moins régulièrement. Pour éviter le recours aux engins mécaniques, ne pas multiplier les passages ou encore accéder à des zones reculées, le pâturage est alors une bonne alternative.

Établie de manière historique dans les zones agricoles pour l’élevage et l’entretien des parcelles, la pratique est moins habituelle lorsqu’elle est installée à proximité de milieux urbains.

Depuis 2016, la Ville de Royan s’est rapprochée de l’association des Moutonniers de l’Estuaire pour installer des animaux sur une prairie voisine des jardins familiaux du Vallon de Ration. Tous les ans, 6 à 8 moutons (brebis accompagnées ou non d’agneaux) viennent rejoindre cette parcelle d’environ 6 000 m².

En 2021, la commune a décidé de conforter cette action en triplant la surface convertie en éco-pâturage. Les services municipaux se sont mobilisés pour installer une nouvelle clôture et un abri le long de l’avenue du Québec. Ce terrain de presque 12 000m² va ainsi accueillir un troupeau d’une dizaine de moutons.

Les animaux pourront librement pâturer jusqu’à l’automne. Ils seront ensuite récupérés par leurs propriétaires pour passer l’hiver à la bergerie.

Le pâturage réalisé de manière extensive permet de conserver une hauteur et une diversité de végétation favorable au maintien de la biodiversité. De cette manière, les tontes mécaniques sont réduites à seulement 1 ou 2 passages /an. Cette initiative est également l’occasion de faire connaître des éleveurs du territoire et de défendre une agriculture locale et raisonnée.